Subornation (nom féminin, subst. féminin)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 

Action par laquelle on amène quelqu'un à faire quelque chose contre son devoir. "Subornation de témoins. Il est convaincu de . Procès en ."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. féminin 


Action de suborner. Subornation de témoins.

HISTORIQUE
    XVIème siècle
MARG.: « La premiere faute l'accuse tacitement d'un rapt pour le regard de la fille, et de [tromperie] à l'endroit de la mere »

ÉTYMOLOGIE
    Provenç. ; espagn. subornacion ; ital. subornazione ; du lat. em, de subornare, suborner.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
    SUBORNATION. - HIST. Ajoutez : XIVème siècle
VARIN: « La soubournation des tesmoins (1349) »
VARIN: « Subornations de faux tesmoinz »


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


Séduction par laquelle on engage quelqu'un à faire quelque chose contre son devoir. "Subornation de témoins. Il est convaincu de . On le soupçonne très-fort d'avoir eu part à la de cette fille. Procès en ."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. féminin 


Séduction par laquelle on engage quelqu'un à faire quelque chose contre son devoir. "Subornation de témoins. Il est convaincu de . On le soupçonne très-fort d'avoir eu part à la de cette fille".



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Subst. féminin 


Séduction par laquelle on engage quelqu'un à faire quelque chose contre son devoir. "Subornation de témoins. Il est convaincu de . On le soupçonne d'avoir eu part à la de cette fille."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. féminin 

SUBORNATEUR, ou SUBORNEUR, EûSE, s. m. et f. SUBORNER, v. act. ["Suborna-cion", "nateur", "neur", "neû-ze", "né:" 3e lon. au 4e, "é" fer. au 5e.] "Suborner", c'est séduire, porter à faire une action contre le devoir. '"Suborner une" fille, "des" enfans de famille, "des" domestiques, "des" témoins, "etc." = "Subornation", séduction, action de suborner.
- Ce nom a le sens passif: il se dit de celui qui "est suborné", et non pas de celui qui "suborne". '"La d'une" fille, "des" témoins, "etc." = "Suborneur", "eûse", celui, celle qui suborne. Quelques Auteurs ont dit "subornateur". Il est usité au Palais: "subornateur de" témoins. L' "Académie" ne le met pas. = "Suborneur" se dit adjectivement, des chôses: 'Cet espoir "suborneur". THOMAS. 'Un talent "suborneur". GRESS.
- "Séducteur" est plus usité":" mais "suborneur" peut être quelquefois plus énergique. = "Suborneur" est aussi s. m.
   Ce tribut ofensant doit blesser votre honeur;
   Et vous devez sentir que cet indigne homage
   Vient moins d'un tendre amant, que "d' un" vil "suborneur".
       "La Chaussée".



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. féminin 


Seduction par laquelle on porte quelqu'un à faire une chose contre son devoir. "Subornation de tesmoins. il est convaincu de subornation".




Emplacement dans le dictionnaire :

submergé
submerger
submersible
submersion
submétalloïde
subodorer
subordination
subordonné
subordonner

suborner
suborneur
subrécargue
subreptice
subrepticement
subreption
subrogation
subrogatoire
subrogé
subroger
subsequemment




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Léon GOZLAN (Le Notaire de Chantilly)

...Oui, on calcule nos dépenses, on pèse nos paroles, on suit nos traces. Malheur au sou prodigué en public, c'est un vol ; c'est une trahison ; malheur à la démarche faite dans l'ombre, c'est une subornation ! Qu'avons-nous pour nous payer de tout cela ? Quelle récompense ? -holà ! Hé ! Personne ne viendra donc m'ouvrir ? Voilà six fois que je sonne. Il est bien agréable d'attendre ainsi au vent et à la...


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